Pendantcette période, elle crée des spectacles dans des prisons en Belgique et rencontre le collectif Firefly avec lequel elle collabore sur tous les films et performances pendant de nombreuses années toute en menant sa profession de comédienne et de metteuse en scène avec diverses compagnies : INTI Théâtre, Sequenza, Théâtre de L’Anneau, Kolka
Dune manière générale, l’histoire grecque a beaucoup moins inspiré le cinéma que l’histoire romaine. Au contraire, la mythologie gréco-latine a suscité de nombreuses créations, notamment parce qu’elle permet aux scénaristes, aux décorateurs et aux créateurs d’effets spéciaux de laisser libre cours à leur imagination. L’inspiration
CINEMA Fournir des costumes pour les longs métrages est notre activité principale. Les créateurs/créatrices de costumes reconnus comme les personnes qui débutent dans la profession sont reçues chez nous avec la même attention. Puisque leur projet est aussi le notre, nous y apportons notre savoir-faire, nos connaissances et notre
LesBanquets du Grand Bain. Spectacle, Musique classique, Manifestation culturelle LA MADELAINE-SOUS-MONTREUIL, 62170 Le 25/08/2022. tous les jeudis du 7 juillet au 25 août 19h Paul Balesme, La Cuisine de Paulo Cuisinier depuis l’âge de 17 ans et après une formation au Lycée Hôtelier du Touquet-Paris-Plage, Paul a eu la chance de travailler
Découvrezsur du costume, en Occident, de l'Antiquité à nos jours par François Boucher - Éditeur Flammarion - Librairie Decitre Apparemment, javascript est désactivé sur votre navigateur.
Fabricationet location de costumes pour le théâtre, la télévision, l’événementiel ou les festivités par la Compagnie du Costume. Aller au contenu. Inscription à la newsletter (+33) 01 40 11 13 08. La compagnie du costume. Fabrication et location de costumes. Accueil; Costumes civils & Uniformes. Costumes Historiques. ANTIQUITÉ & MOYEN AGE;
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Après des images qui tournent Auschwitz en dérision, on assiste au tournage d'un film gravitant autour d’un personnage alcoolique et violent, déguisé en officier nazi pour un bal costumé. Le négationniste Robert Faurisson joue pendant quelques minutes son propre rôle, la Shoah y est personnifiée en sainte. Le réalisateur du film dans le film est une caricature d'homosexuel dont plusieurs membres de son équipe sont des juifs sionistes. Le film a été tourné en neuf jours et co-produit avec l’Iran. Il n’est pas destiné à être diffusé en salles mais doit être vendu sur internet aux seuls abonnés » aux activités de Dieudonné. Pour la Licra, le film constitue "un trouble manifestement illicite". L'association réclame le retrait de sa bande-annonce postée sur YouTube, ainsi que l'interdiction de diffusion du DVD, au motif que la vidéo est "antisémite et négationniste". Elle demande également euros de dommages et intérêts. Un film dangereux, pour la Licra "Le film que nous avons pu visionner est un film dangereux", a plaidé mardi l'avocat de la Ligue contre le racisme et l'antisémitisme Licra. Selon lui, le long-métrage "fait l'apologie de la Shoah" et "parfois vise à la contester". Aux yeux de Me David-Olivier Kaminski, le film de Dieudonné est "de toute évidence une manière très singulière pour lui de reprendre son grand sacerdoce, à savoir la volonté de démontrer que ce crime contre l'humanité n'a pas eu lieu, ou tout au moins d'en minorer la réalité." Face à lui, l’avocat de Dieudonné, Me Jacques Verdier, a défendu la liberté d’expression » de son client et estimé que la poursuite, trop floue et "indéterminée", était "totalement irrecevable". Il n’y a rien dans le film qui puisse heurter ou choquer », selon lui, ce n’est que de la pantalonnade » pour faire rire les gens ». Il a estimé que de la distance, 70 ans après les camps de concentration, je pense qu’on peut en avoir ». "Je suis vraiment victime depuis de nombreuses années de cette association" la Licra, qui "m'empêche de travailler", a déclaré l'humoriste, se disant "fatigué" de subir "ce harcèlement". Dieudonné a été régulièrement accusé de dérapages antisémites. Aux élections européennes de 2009, il avait constitué en Ile-de-France une liste "anti-sioniste" qui avait fait polémique.
Le cinéma s’est très vite emparé de sujets historiques, et pourtant faire revivre des temps lointains n’est pas si aisé. Howard Hawks se plaignait amèrement pendant le tournage de Land of the pharaohs de ne pas savoir comment parlait et pensait un pharaon. La mise en scène du passé ne peut éviter le présent, du point de vue des connaissances archéologiques et historiques ou des préoccupations des artistes et du public. Les collections de la BnF contiennent bon nombre de films inspirés par l’Antiquité. A partir du livre d’Hervé Dumont, L’Antiquité au cinéma vérités, légendes et manipulations, qui recense les films des origines du cinéma à 2009, en voici un bref panorama que nous déclinerons en trois billets de blog. 1er billet l’Égypte. Par la durée de sa civilisation, ses prestigieux souverains et son architecture monumentale, elle s’est imposée à l’écran dès les débuts du cinéma. read this article in english here L’Égypte reconstituée Du côté du cinéma documentaire, la palette est vaste qui va des théories les plus extravagantes liées à l’ésotérisme aux techniques scientifiques les plus pointues. De nombreux thèmes reviennent régulièrement le sphinx, les pyramides, les rituels liés à la mort, les hiéroglyphes tandis que quelques souverains ont acquis un statut de vedettes » pour le documentaire historique Toutankhamon, Néfertiti, Ramsès II et Cléopâtre. Notons que le premier long métrage totalement produit en Égypte est un documentaire, Fî bilâd Toutankhamon [Au pays de Toutankhamon], réalisé en 1923 par Victor Rosito, et photographié par Mohamed Bayoumi. Il relate la découverte de la tombe de Toutankhamon, rejouée par des acteurs. Moyen de diffusion des connaissances, le cinéma permet à des organismes comme le CNRS ou à des chaînes de télévision comme Arte, la BBC ou Discovery Channel de tenir le grand public au courant des découvertes archéologiques. C’est le cas pour les fouilles réalisées à Saqqara par Christiane Ziegler et son équipe Les trésors enfouis de Saqqara, de Frédéric Wilner, 2004, à Alexandrie par Jean-Yves Empereur La septième merveille du monde le phare d’Alexandrie, par Andrew Snell et Thierry Ragobert, 1996, ou encore le portrait de Jean-Philippe Lauer, Jean-Philippe Lauer, voyage à Saqqara réalisé par Nick Quinn 1996. Jean-Philippe Lauer, voyage à Saqqara, de Nick Quinn Documentaire et fiction sont parfois très liés. Il est intéressant de voir comment un artiste comme Jacques Brissot, épaulé par Pierre Schaeffer, utilise les photos des monuments, la musique, le texte et des images de la campagne égyptienne de la fin des années 1950, dans Egypte, ô Egypte 3 épisodes tournés de 1959 à 1962 Un présent du fleuve, Dans ce jardin atroce, Formules pour l’au-delà, comment Roberto Rossellini parle de la civilisation égyptienne dans La lotta dell’uomo per la sua sopravvivenza 2 la civilità que nasce da un fiume un document produit par la RAI en 1970, rare et malheureusement visible seulement sur YouTube et sans sous-titres ou encore comment Jonathan Stamp raconte la construction de la grande pyramide de Gizeh à travers un personnage, Nakht, dans Pyramid beyond imagination Pyramide, produit par la BBC en 2002. L’Égypte fantasmée En dehors de vues documentaires sur les pyramides, Georges Méliès est sans doute le tout premier réalisateur à évoquer lÉgypte antique dans Le monstre de 1903, qu’on peut voir dans le 2e DVD du coffret Georges Méliès le premier magicien du cinéma, 1896-1913. Georges Méliès, le Monstre, 1903 Les momies et la légende de leurs malédictions, dues aux mésaventures de quelques archéologues, sont à l’origine d’un bon nombre de films d’horreur, à commencer en 1932 par Karl Freund The mummy avec Boris Karloff en Imhotep, jusqu’à Stephen Sommers The Mummy, 1999, et ses suites, en passant par The mummy de Terence Fisher La malédiction des pharaons, 1959, avec Christopher Lee dans le rôle de la momie. Boris Karloff dans “La Momie”. Ciné-Comoedia, 14 décembre 1933. BnF, Gallica Peu de réalisateurs égyptiens ont évoqué l’Antiquité dans leurs films. Ce fut toutefois le cas de Shady Abdel Salam, qui évoque les pillages de tombes dans la région de Louxor à la fin du 19e siècle, lorsque Gaston Maspero était directeur du service des antiquités, dans Al-mummia La momie, appelé aussi La nuit où l’on compte les années, 1969 et de Al-Fellah el fasih Le paysan éloquent, 1970, un court métrage de 20 minutes qui s’inspire d’un conte égyptien du Moyen Empire. Il n’a jamais pu réaliser son grand projet, Akhénaton. Youssef Chahine, quant à lui, est l’auteur d’une fiction télévisée, Al-mohajer, dont le personnage principal, issu d’une tribu pauvre est recueilli par un notable égyptien L’émigré, 1994, coproduction égypto-française. L’Égypte ancienne vue par Hollywood apparaît à travers des épisodes bibliques, à commencer par The ten commandments Les dix commandements, de Cecil B. De Mille, qui en a tourné deux versions, en 1923 et en 1954, visibles toutes deux dans ce coffret. La Bible est en effet pour les producteurs le moyen d’intéresser le grand public américain à l’histoire antique, bien loin des traditions des pays des émigrés venus d’Europe du Nord. Les dix commandements, de Cecil B. De Mille 1923 Étrangement, deux des romans les plus célèbres inspirés par l’Égypte antique n’ont été adaptés qu’une fois au cinéma Le roman de la momie, de Théophile Gautier a été porté à l’écran par Albert Capellani en 1911. Sinoué l’Egyptien, de Mika Waltari, l’a été en 1954 par Michael Curtiz The Egyptian. Quant au roman d’Agatha Christie, La mort n’est pas une fin Death comes as the end, dont l’action prend place à l’époque pharaonique, il devrait l’être seulement en 2017 pour la BBC. Arrivent enfin les pharaons Land of the pharaohs, d’Howard Hawks La terre des pharaons, 1955 et Farao, de Jerzy Kawalerowicz Pharaon, 1966, d’après Boleslaw Prus. La construction des pyramides et les moyens colossaux mis en œuvre, l’exotisme des costumes et des paysages, tout est fait pour que le spectateur soit fasciné par le spectacle, tandis que linfluence des prêtres et la sacralisation du pouvoir permet un discours politique. Le cinéma aime également les beautés fatales. Si Néfertiti est apparue dans quelques films, par exemple, Nefertite regina del Nilo, de Fernando Cerchio Néfertiti reine du Nil, 1961 ou encore Néfertiti, la fille du soleil , de Guy Gille 1994, la reine incontestée est bien Cléopâtre, dont le destin est lié à l’histoire de Rome. Nous la retrouverons donc dans un prochain billet. Bibliographie Hervé Dumont, L’antiquité au cinéma vérité, légendes et manipulations, Nouveau monde Cinémathèque suisse, 2009. Magda Youssef dir., Égypte, 100 ans de cinéma, Éditions Plume Institut du monde arabe, 1995. Yvonne Vosmann, Ägyptenrezeption im Mumienfilm The Mummy 1932 und Remakes, Harrassowitz Verlag, 2016. Juan J. Alonso, Enrique Á. Mastache, Jorge Alonso Menéndez, El antiguo Egipto en el cine, T&B, 2010. Exposition “Goscinny et le cinéma“, Cinémathèque française Paris, 4 octobre 2017-4 mars 2018. Citer ce billet Brigitte Loret, "Antiquité et cinéma 1. L’Égypte", in L’Antiquité à la BnF, 15/09/2017, [consulté le 25/08/2022].
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Si l’art a eu une histoire et s’il continue à en avoir une, c’est bien grâce au travail des artistes et, entre autres, à leur regard sur les œuvres du passé, à la façon dont ils se les sont appropriées. Si vous n’essayez pas de comprendre ce regard, de retrouver dans [telle œuvre] ce qui a pu retenir le regard de tel artiste postérieur, vous renoncez à toute une part de l’histoire de l’art, à sa part la plus Arasse, On n’ y voit rien Descriptions Ce billet est issu d’une communication présentée à l’EHESS, lors de la Journée ACORSO “Approches plurielles du costume de spectacle”, le 4 novembre 2021 Le costume de scène est un objet particulièrement riche. Peuvent ainsi être analysés, l’hybridité du costume _ le télescopage temporel entre le passé représenté et le présent de sa production _ les techniques de fabrication, ou encore le devenir du costume. Dans ce billet, nous nous focaliserons sur ses capacités de figuration d’un personnage et d’une époque. Le costume n’est pas un simple accessoire, il a la particularité d’être porté par les acteurs, faisant à la fois partie intégrante des personnages, mais aussi, la plupart du temps, du décor. Il a une valeur sémiotique qui impacte l’imaginaire du spectateur sur la visualité d’une période. De ce fait, il participe à une écriture visuelle du temps qui s’inscrit dans de nombreux nœuds de confluences temporelles et culturelles. Par conséquent, on peut saisir ses multiples performances et interroger les perceptions du passé à travers et par les images ; les manières dont il est vu par différents auteurs et créateurs depuis un “à-présent”, jugé dans et à partir de tout ce qu’il semble avoir de familier et donc découlant d’une “culture visuelle du passé”. Je m’appuierai ici sur Confessions d’Histoire, une chaine YouTube présentant un contenu hybride entre le docu-fiction historique et la parodie du dispositif du confessionnal des émissions de télé réalité. Son originalité et son humour proviennent du fait que des acteurs incarnent les personnages historiques en costume racontant leurs périples à un supposé intervieweur dans un langage plus ou moins contemporain. L’ambition modeste de ce billet exploratoire est de proposer quelques pistes de réflexions sur le processus de l’écriture visuelle du temps à travers le costume historique, en mettant en avant l’organisation et la division du travail, les contraintes de production ainsi que les sources mobilisées par le créateur de la chaine Ugo Bimar, et surtout son regard sur le passé. Organisation et division du travail Les auteurs n’ont pas le luxe de voyager dans le temps pour recopier un monument ou un vêtement tel qu’il était à telle époque. Ils doivent faire renaître visuellement une période qu’ils n’ont ni vue ni vécue, en l’élaborant, en le fabriquant. Pour autant, s’ils construisent plus qu’ils ne reconstruisent, ils ne le font pas à partir de rien mais de “quelque chose” d’existant et de présent. C’est ce “quelque chose” que les auteurs ont vu et par lequel ils ont été touchés et inspirés qu’il faut chercher, analyser et comprendre. Toutefois, le regard n’est pas universel, il dépend d’imaginaires et par conséquent des regardeurs Il nous faut donc, pour analyser la performance des images, moins nous tourner du côté de la réaction des spectateurs que de l’image elle-même, dans sa matérialité propre, dans les conditions pragmatiques de la manifestation de sa puissance iconique1. S’impose alors d’elle-même une enquête au cas par cas, pour comprendre les dynamiques du système de réseaux où travaillent et collaborent les différents adaptateurs-auteurs, à l’élaboration du produit final, les séries TV historiques, au sein des “mondes de l’art” tels que les a définis Howard Becker Tous les arts reposent ainsi sur une large division du travail. C’est évident pour ce qui concerne les arts du spectacle. Un film, un concert, une pièce de théâtre ou un opéra ne peuvent être l’œuvre d’une seule et unique personne qui ferait tout d’un bout à l’autre … Tout ce qui n’est pas fait par l’artiste, c’est-à-dire par celui qui exerce l’activité cardinale sans quoi l’œuvre ne serait pas de l’art, doit être fait par quelqu’un d’autre. L’artiste se trouve ainsi au centre d’un réseau de coopération dont tous les acteurs accomplissent un travail indispensable à l’aboutissement de l’œuvre2. Ugo Bimar, publiciste et cinéaste indépendant, écrit, produit, et réalise Confessions d’Histoire. Bien qu’il s’implique dans toutes les étapes de la production, il n’est pas le seul auteur de l’œuvre qu’il met en scène. Il ne coiffe pas un acteur, ni n’élabore un costume ou un accessoire sauf cas exceptionnels. Il fait appel à des collaborateurs avec qui il s’entretient pour concevoir la part graphique du passé. Il tourne dans un studio loué pour l’occasion et travaille avec une équipe technique bénévole, comprenant notamment un chef opérateur, une cadreuse, une habilleuse/maquilleuse ; les costumes étant la plupart du temps loués auprès des Vertugadins ou du Vestiaire. Le costume dans Confessions d’Histoire, unique marqueur visuel temporel Lorsqu’il lance le concept de sa chaine YouTube, Confessions d’Histoire, l’envie première d’Ugo Bimar est de diriger des comédiens et de faire de l’humour tout en lui donnant un contexte historique. Il fait alors appel à une équipe technique pour la lumière et le son, avec laquelle il avait déjà fait quelques tournages de publicités _ une équipe qui n’est plus la même aujourd’hui. Une équipe qu’il a payé de sa poche comme il a pu pour les deux premiers épisodes, la guerre des Gaules et La première croisade. Malgré un unique crownfounding lancé en 2015, beaucoup d’éléments sont autofinancés, hors personnel qui est bénévole _ l’équipe technique comme les acteurs. Grâce à de larges compétences en effets spéciaux, Ugo Bimar assure la post-production seul le montage, les trucages sur fond vert, les illustrations etc. Je pouvais faire tout ça tout seul sans que ça ne coûte rien d’autre que mon temps. L’opération n’était pas rentable et ne l’est pas plus aujourd’hui, mais je m’en foutais puisque le but n’était pas de faire fortune avec, mais de faire quelque chose qui me plaise et qui me ressemble3. Très tôt, pour des questions de budget, le dispositif parodique de confessionnal de télé réalité est choisi pour mettre en scène des personnages en costumes. Par conséquent, le costume n’est pas compris dans une esthétique globale, en accord avec des décors ou une lumière particulière, il est pensé en tant qu’unique marqueur visuel temporel ; il concentre ainsi une grande partie du regard vers le passé du créateur de Confessions d’Histoire. “D’Alexandrie à Actium”, Confessions d’Histoire“La 3ème Croisade”, Confessions d’Histoire La performance des images Montages, assemblages et collages S’il a fait appel à une costumière pour habiller Vercingétorix lors de sa 1ère vidéo, la guerre des Gaules, Ugo Bimar loue la quasi-totalité des costumes présents dans Confessions d’Histoire. Pour les sélectionner, il commence par organiser les images qu’il a en tête et qu’il pense réelles. Il mène ensuite un travail de recherche variant en fonction de la vidéo, du personnage ou de la période historique. Il regarde, rarement, des représentations iconographiques de l’époque qu’il représente, et, parfois, un recueil de représentation de costumes par époque, notamment le costume occidental, de l’antiquité à la fin du XXème siècle, de John Peacock4. John Peacock, le costume occidental, de l’antiquité à la fin du XXème siècle, Paris, Thames & Hudson, 2010John Peacock, le costume occidental, de l’antiquité à la fin du XXème siècle, Paris, Thames & Hudson, 2010 Il choisit ses costumes et les différents accessoires, majoritairement chez les Vertugadins et le Vestiaire, deux ateliers de création et de location de costume. Ce qui peut parfois entraîner des aléas et des contraintes comme des indisponibilités de costumes, auquel cas, il bricole lui-même des costumes en suivant des tutos sur Internet ou en assemblant divers éléments disponibles chez les Vertugadins ou le Vestiaire. Pour la vidéo, D’Alexandrie à Actium, relatant les évènements aboutissant à la naissance de l’empire romain, de la mort de Jules César à l’avènement d’Auguste, s’est posé le problème du costume de Marc Antoine. Le costume que souhaitait Ugo Bimar pour le personnage était indisponible à cause d’un retard de rendu par le précédent locataire _ une cuirasse “musculaire”. Le tournage étant déjà programmé et ne pouvant pas être décalé, pour des raisons de coûts de location du studio, de disponibilité de l’équipe technique et des acteurs _ tous bénévoles. Ugo Bimar a dû improviser au dernier moment et s’est arrangé avec “ce qui était disponible3“. Et ce qui était disponible était la cuirasse d’un White Walker de Games Of Thrones, soit un élément d’héroic fantasy pour évoquer la fin de la république romaine. Le costume de Marc Antoine tout comme celui d’Agrippa n’est donc pas fidèle historiquement. Il est issu de multiples montages, assemblages et collages. “D’Alexandrie à Actium”, Confessions d’HistoireLes Vertugadins, costume de White Walker C’est aussi le cas, dans une autre mesure, des costumes d’Alexandre le grand et d’Hephaestion, personnages principaux du prochain quadruple épisode _ pas encore sorti à ce jour _ dont j’ai pu assister au tournage. Ne trouvant pas de linothorax grec en location chez les Vertugadins ou le Vestiaire, Ugo Bimar a décidé de le fabriquer lui-même pendant le 1er confinement _ mais c’est une exception Quand on peut louer, pourquoi se faire chier [s’embêter] ? Les costumes fabriqués pour Confessions d’Histoire sont une minorité5. Il n’a pas tenté de reproduire les techniques de fabrication de l’époque, l’important était que “ça ressemble” Donc, à partir de plusieurs tutos trouvés sur internet, il n’a pas assemblé plusieurs couches de lin, mais une seule sur une plaque de mousse achetée chez Leroy Merlin, sur laquelle il a ajouté des bandes de cuir, de pvc doré remplaçant les écailles de bronze, des bandes de lin fixées avec un scratch pour figurer les lambrequins sur les épaules et les cuisses et autres éléments de décoration _ comme des bandes de méandres grecs _ achetés sur internet3. Fabrique d’un linothorax, Confessions d’HistoireFabrique d’un linothorax, Confessions d’HistoireFabrique d’un linothorax, Confessions d’HistoireMosaïque d’Alexandre, Pompéï, IIème siècle av. d’un linothorax, Confessions d’HistoireAlexandre le grand, Confessions d’Histoire Ce que donnent à voir les costumes de Confessions d’Histoire, c’est une histoire saccadée de regards, une succession de visions, de contraintes et de choix esthétiques s’exprimant dans une rhétorique d’appropriations et de reconfigurations. C’est un amas de visuels formant un “répertoire”, un mille-feuille où se superposent d’innombrables strates de temps puisés ici et là. Montage, assemblage, collage, sont symptomatiques d’une constellation de visuels appropriés puis reconfigurés ; des visuels anachroniques mobilisés au service d’un passé esthétique, d’un passé composé. Celui-ci se dessine comme une toile tissée de différents temps reliés entre eux par des liens très serrés où la notion de “faux raccord” n’a pas lieu d’être exprimée. C’est au cœur de ces nœuds, noués de manières intelligibles, que se joue et se comprend l’écriture visuelle des temps passés, entre ces liens où l’on peut établir des lignes de partage pour comprendre la cohérence des choix esthétiques opérés. Caractérisation des personnages et sémantique du costume Ces choix esthétiques, bien qu’ils déterminent l’aspect du passé représenté dans Confessions d’Histoire, servent aussi, en grande partie, la caractérisation des personnages. Caractérisation qui est le moteur des vidéos de Confessions d’Histoire ; Ugo Bimar voulant faire de l’humour avant tout et choisissant ses sujets et ses personnages en fonction de leur potentiel comique voir Écrire l’histoire avec et par l’humour. Par exemple, Ugo Bimar a décidé de ne pas faire porter le même costume à Agrippa et à Marc Antoine pour mettre en avant la singularité de Marc Antoine et notamment ses origines grecques. J’avais le besoin visuel de distinguer Marc Antoine d’Agrippa. Ça aurait pu être intéressant de lui donner le même costume pour souligner le fait de la guerre civile, et que d’un point de vue historique les deux personnages sont les mêmes’’, c’est-à-dire des romains contre des romains. Mais je voulais donner quelque chose en plus à Marc Antoine, notamment un côté grec6. C’est pourquoi Marc Antoine porte une sorte de cape ornée par des motifs évoquant la “clé grecque” et les méandres. Ugo Bimar s’intéresse davantage à la silhouette du costume qu’au vêtement. Il souhaite avant tout évoquer un passé lointain. Pour se faire, il n’hésite pas à remanier des éléments, une fois son personnage assis, pour lui donner une prestance particulière et masquer la chaise de bureau qui sert de siège. Détail de la cuirasse de Marc Antoine, “D’Alexandrie à Actium”, Confessions d’HistoireIntérieur de coupe ; Euphronios potier et Onésimos peintre, 500-490 av À l’écran, Marc Antoine apparaît comme un homme fier de sa “culture grecque”, adepte des fêtes et de la boisson, souvent avec un gobelet à la main. Comme il le dit lui-même J’adore la Grèce, les philosophes, l’éloquence asianique, les gymnases, le vin, les femmes. Ils savent faire la fête en Grèce. C’est pas des culs serrés comme à Rome. Les bâtiments en pierre et en marbre, c’est la classe. Rome à côté, ce n’est jamais que des briques et du bois … Avec des potes, on a organisé fiesta sur fiesta, en mode grec quoi … Mais tout ça, c’est normal. Dans ma famille, on dit descendre d’Héraclès, Hercule, qui n’était pas le dernier question picole’’. Et en plus moi, mon dieu fétiche, c’est Dionysos, Bacchus pour les romains. Le dieu du vin, du théâtre, de la démesure. Alors ce genre de trucs, c’est pas du vice, c’est politique… Je dirais même plus, c’est Antoine, D’Alexandrie à Actium – Cléopâtre, Jules César, Marc-Antoine – YouTube Ugo Bimar déclare à propos de Marc Antoine Je m’attendais à me faire défoncer tellement ce n’était pas historique, et personne ne m’en a jamais rien dit … Au final, le personnage fonctionne, même si ce qu’il porte n’est pas historique, ça colle tellement à ce qu’il est à l’écran que ça passe crème6. Le personnage de Cléopâtre est aussi pensé à partir des mêmes exigences de caractérisation et de potentiel comique du personnage. Ses interventions et son “interview” mettent en avant sa politique, ses stratégies de “communication”. Celles-ci empruntent à l’imagerie populaire de l’Égypte ancienne le bâton de berger et le fléau, les attributs des pharaons qu’emploie souvent Cléopâtre en tant qu’attribut de son personnage ; mêlant ainsi politique et instrumentalisation des symboles. Ugo Bimar grossit certains traits de la stratégie de “communication” de ses personnages et fait s’exprimer Cléopâtre “D’Alexandrie à Actium”, Confessions d’Histoire“D’Alexandrie à Actium”, Confessions d’Histoire J’ai vite compris que pour ne pas se faire bouffer par les romains, il fallait la jouer fine … Pendant notre croisière, je lui ai sorti le grand jeu à César. Il a pu visiter la vallée des rois et la vallée de la reine si vous voyez ce que je veux dire… Oui bon je sais, dit comme ça, ce n’est pas très classe. Mais regardez elle lève les sceptres des pharaons. Osiris, à travers le grand César descendant de Vénus est venu fertiliser la divine Aphrodite-Isis… À ben oui, tout de suite avec des dieux dans le tableau, ça a plus de gueule. De toute façon, il était hors de question que Jules reparte sans me laisser un petit Ptolémée-Césarion dans le D’Alexandrie à Actium – Cléopâtre, Jules César, Marc-Antoine – YouTube D’autres de ses stratégies de “communication” mobilisent les sceptres des pharaons. Cléopâtre déclare s’être débarrassée de son frère et mari Ptolémée XV avant de reprendre ses sceptres ”je lui ai permis d’accéder à l’immortalité” Un dernier exemple. Cléopâtre raconte sa rencontre avec Marc Antoine en prenant la pose avec ses sceptres “C’était Aphrodite-Isis qui invitait Dionysos-Osiris à sa table et dans son lit“. Ugo Bimar est à ses figures historiques ce que Plantu est aux hommes politiques, un caricaturiste. Comme dit dans le précédent billet Écrire l’histoire avec et par l’humour, Ugo Bimar écrit ses épisodes avec humour dans une dimension réflexive. Il donne à voir et à raconter l’histoire telle qu’il la voit. Son regard est animé par le potentiel comique de ses personnages et le choix des sources, historiques et iconographiques, se fait en fonction de ce qui semble le plus drôle à Ugo Bimar [9]. Son regard se porte à la fois sur l’histoire, mais aussi sur les œuvres de fiction qui mettent en scène l’histoire, et qu’il tente de “débunker7“. “Débunker” l’écriture visuelle du temps Beaucoup de ses costumes, en accord avec ses choix de sujets, sont faits dans une démarche de “debunkage” des représentations partagées. Ce “debunkage” _ propre à une “culture de l’internet” voir La vulgarisation de l’histoire sur YouTube, l’ébauche d’une “poétique” _ n’était pourtant pas prévu dès le départ dans l’ADN de Confessions d’Histoire, c’est venu pendant le processus d’écriture lorsqu’il a décidé de jouer avec les synthés _ les sous titres en dessous des noms des personnages _ dans sa 1ère vidéo la guerre des Gaules. “Cette dimension débunk’’ à laquelle je n’avais pas pensé a tapé juste, donc j’ai décidé de la garder” déclare Ugo Bimar. Dès le début de la première vidéo, la guerre des Gaules, le personnage de Jules César brise le 4ème mur en remarquant son 1er synthé “empereur romain” et demande qu’il soit modifié, “dictateur à vie”. Se faisant, Ugo joue avec l’histoire à travers l’aparté de Jules César pour déconstruire ou “débunker” l’image d’Épinal présentant Jules César comme un empereur peu importe que la notion de “dictateur à vie” soit discutable. Se faisant, il commente directement la performance des représentations du passé. Il fait de même avec Vercingétorix à qui il fait porter la moustache pour mieux la lui faire enlever lui-même, en soulignant la fausseté de la représentation “La guerre des Gaules”, Confessions d’Histoire“La guerre des Gaules”, Confessions d’Histoire “La guerre des Gaules”, Confessions d’Histoire“La guerre des Gaules”, Confessions d’Histoire L’essentiel, si je m’éloigne du modèle historique, il faut que ce soit pour des bonnes raisons. Si c’est une erreur que je commets, c’est problématique. Mais si je mets volontairement des cornes à un casque de Viking ou une moustache à Vercingétorix, je peux jouer avec et en faire un gag. Dire que les vikings n’avaient pas de casques à cornes, c’est presque devenu un nouveau poncif, si je devais parler des vikings, j’en ferai un gag. Un personnage arriverait et dirait moi j’aime les cornes’’. Le personnage pourrait dire ça et là, ce serait justifier. L’important, c’est que ce soit un processus conscient3. Ce même processus a parfois des allures de commentaires sur des films historiques et notamment sur le film Alexandre d’Oliver Stone, lors de l’écriture de son quadruple épisode Alexandre le grand J’ai entretenu avec ce film une relation de père-fils, dans le sens où il y avait toujours un jeu comparaison. Un fils va à la fois s’inscrire dans la continuité de son paternel et parfois s’y opposer ; là c’était la même chose6. La comparaison est allée jusqu’à reprendre, dans Confessions d’Histoire, le même casque que portait Colin Farell en tant qu’Alexandre dans le film d’Oliver Stone8. Alexandre le grand, Confessions d’HistoireAlexandre le grand, Alexandre, Oliver StoneCasque d’Alexandre, Confessions d’Histoire Mais c’est surtout par opposition que s’est positionné Ugo Bimar par rapport au film, notamment à propos d’Alexandre “Je voulais par exemple casser l’image d’un Alexandre blond trop proche du prince charmant de Shrek” déclare Ugo Bimar qui a préféré faire porter une perruque à son acteur pour obtenir un Alexandre châtain. Mais son opposition la plus forte avec le film d’Oliver Stone s’illustre dans sa vision du personnage d’Hephaestion. Avant de tourner, l’acteur s’était rasé de près, il portait une perruque de cheveux longs et son chiton a fini de convaincre Ugo Bimar, “il était trop efféminé“. J’étais intéressé par une représentation virile d’Hephaestion, même si je devais pour cela m’éloigner du fait que beaucoup de Grecs se rasaient3. Le tournage s’est ensuite arrêté pendant 2 mois durant lesquels l’acteur se laissa pousser la barbe en attendant le prochain tour de manivelle. Hephaestion, Alexandre, Oliver StoneHephaestion, Confessions d’Histoire Je ne voulais pas comme Oliver Stone traiter l’homosexualité de manière anachronique et cliché. Dans l’antiquité romaine, le débat se situe sur la dimension active/passive, et même si pour les grecs c’est plus compliqué que ça, la polysexualité est présente sans que ça ne détermine quoi que ce soit psychologiquement6. Le jour J, Hephaestion s’éloignait de la version interprétée par Jared Leto dans le film d’Oliver Stone, de par sa voix grave, ses dialogues et sa gestuelle. Conclusion Ugo Bimar re-donne à voir et re-met en scène le passé par le biais de l’image et plus précisément du costume qui, en tant que marqueur visuel temporel unique, incarne, en grande partie, le regard du créateur de Confessions d’Histoire et ses choix artistiques. En tant que production culturelle, Confessions d’Histoire prend l’histoire comme objet ou “toile de fond” et monopolise tout un imaginaire du passé, que son créateur embrasse ou “débunk”. L’écriture de l’histoire avec et par les images oblige Ugo Bimar à une réflexivité. La puissance visuelle de la reconstitution, associée à des codes cinématographiques et du dispositif de confessionnal de télé réalité, offre une ressource d’une rare efficacité à Ugo Bimar, pour mettre en scène la complexité des cultures visuelles du passé et la construction du savoir historique. Gil Bartholeyns et Thomas Golsenne, Une théorie des actes en images », dans Alain Dierkens, Gil Bartholeyns et Thomas Golsenne Dir, La performance des images », Problème d’Histoire des religions, Vol. 19, Bruxelles, Editions de l’Université de Bruxelles, 2010. [↩]Howard Becker, les mondes de l’art, Paris, Flammarion, 2010, pp 37-49. [↩]Entretien avec Ugo Bimar, octobre 2021. [↩] [↩] [↩] [↩] [↩]John Peacock, le costume occidental, de l’antiquité à la fin du XXème siècle, Paris, Thames & Hudson, 2010. [↩]Le patron de référence était malheureusement basé sur sa propre carrure car il ne savait pas encore quel comédien il allait engagé pour le personnage d’Alexandre. Ce qui occasionna quelques surprises lors du tournage. [↩]Ibid. [↩] [↩] [↩] [↩]“Débunker” signifie démystifier les fake news ou les idées reçues. [↩]Le casque a été acheté incomplet et cassé sur ebay. Ugo Bimar s’est procuré ensuite le cimier qu’il a peint et patiné, puis les plumes. [↩]
film a grand spectacle en costume de l antiquité